vendredi, 21 octobre 2011

les colonnes ....

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le temps de faire ....

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Depuis quelques années, j'essaie de simplifier ma sculpture.


Souvent, la première question que l' on me pose porte sur le choix des matériaux, je réponds invariablement que j'essaie de sculpter des émotions, de faire passer dans des objets des sentiments que nous éprouvons parfois ....

Il me parait extrémement difficile, depuis toutes ces années, de faire passer cette "impression"qui me taraude l'esprit :    pouvez vous "voir" la même chose que celui qui crée ?

et bien sur, même quand on crée soi-même .....

c'est déja pas si simple en terme de relation réelle ! alors avec la virtualité d'internet cela me parait bien pire !

voila ! alors si vous êtes venus sur ce blog par erreur, par curiosité ou par ennui, distraction ou autres ... vous étes les bienvenus !

dans ce blog je livre une partie de ma vie ... mais pas tant que ça ! la sculpture sert à ça : à "transcender" les affects  ....

je donne beaucoup de photos .... et encore les photos ne décrivent jamais la réalité ....

comment décrire un objet par une image ?

Ah oui ! c'est vrai j'appartiens encore à ce monde "réel"... et je me sers (un peu) du monde virtuel !

sculpter est tellement plus important pour moi !


d'ailleurs j'y vais !

je vais à l'atelier .... l'atelier, c'est le monde !

 

 

le danseur...

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jeudi, 22 septembre 2011

imbrications....

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lundi, 25 juillet 2011

accrochage sur le "mur en bois" à la Moutardière...

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Cela fait quelques temps que j'avais déserté ce blog pour me consacrer aux deux expos en cours :

l'une à la moutardière, à Caussade(tarn et garonne) et l'autre chez Patrick Brisset à Barotte, près de Castillonés (lot et garonne)....

voici donc quelques créations nouvelles "livrées en vrac "...

 

 

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"pythagore"

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"l'intime"

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"le temps qu'il reste"

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"fétiches européens"


mercredi, 08 juin 2011

le labyrinthe humain...

 

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"quel labyrinthe où c'est moi sans cesse par moi poursuivi

comme un acteur qui ne sait que les premiers mots de son drame

je suis venu vers toi dans la nuit sans lumière que l'âme

sur cette scène où sans fin je crois recommencer ma vie"


Louis Aragon, "le labyrinthe bleu et blanc" dans "le voyage de Hollande"

 

 

vendredi, 13 mai 2011

temple...

 

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c'est l'une des sculptures qui sera présente chez Patrick Brisset cet été ...

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lundi, 21 mars 2011

charpente ........

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le souffle

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la particularité de ce morceau d'acacia, rapidemment taillé, est de laisser "les jambes" du personnage libres : un système de "charpenterie" simple permet cette liberté ... cette oeuvre a été "executée" à la tronçonneuse et à la hache , la bouche toute ronde expire un souffle libérateur ...

humains ...

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dimanche, 20 mars 2011

le secret ... (2010..)

 


 
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totalité

totalité est une oeuvre que j'aime énormément .... 

la difficulté n'est pas apparente , comme pour  tout ce qui est minimal  ....

il faut aller à l'essentiel : là, il s'agissait de réunir des formes géomêtriques souvent opposées ....

un morceau de ferraille et un bout de  béton représentent la totalité ....

ce sont des matières brutes pour illustrer une idée douce:

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la réunion de deux symboliques , de deux pensées , peut être de deux êtres vivants ....

c'est aussi un travail sur la rouille et l'utilisation du pli en sculpture ..... 

couple

 

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humanité(s)

 

 

ma démarche tient dans ces quelques mots : créer des objets qui nous "parlent" de nos émotions, pour cela j'utilise des matériaux que je cotoies dans ma vie quotidienne ( bois pour le chauffage qui deviennent sculptures, rochers lotois sculptés, bétons moulés à l'aide de coffrages précaires, ferraille récupérée et remise en forme, etc ... )

Bien souvent , je décris un monde symbolique où la géomêtrie rejoint la construction de soi ....

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écritures....

,
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jeudi, 10 mars 2011

Correspondances de Satie à Brancusi ...

Extraits du très beau livre : "Brancusi", édité chez Flammarion, constitué de photos d’atelier, d’archives et de textes de Pontus Hulten, de Natalia Dumitresco et Alexandre Istrati.

 

« Une profonde amitié unissait Erik Satie et Brancusi. Le sculpteur et le musicien se rencontraient fréquemment pour échanger leurs idées et parler de leurs préoccupations.

Le thème de Socrate, qui les passionnait, donnera naissance à une œuvre chez chacun. Le drame symphonique « La mort de Socrate », fut crée en première audition à la société nationale en janvier 1920 et, en 1922, le sculpteur, que Satie appelait volontiers « le frère de Socrate », termina sa sculpture en l’honneur du grand penseur.

…….

Le 24 janvier et le 14 novembre, Satie envoie à son ami deux lettres peu communes :

 

« Cher gros ami….venez. Je serai là tout l’après-midi …Si vous saviez ce que j’ai été malade l’autre jour, j’ai cru crever comme une merde !

je vous embrasse très fort.

Erik Satie « 

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( Ce livre est un petit peu "gros" pour mon scanner ...d'où le flou... ...décidément Satie nous jouera toujours des petits tours ... )

 

Voici une autre lettre de Satie à Brancusi :

"Arcueil Cachan, le 14 nov. 1922.

Cher ami délicieux, Radiguet me fait part de votre invitation amicale pour jeudi 7 heures (19 heures).

Merci. Ne vous amusez pas à mettre votre bras dans le tuyau du poël (poil).

Cela ne vous regarde pas, s’il y a de la suie. Laissez-la où elle est.

Oui.

Mille choses à la gentille toute petite « Miss » (Mademoiselle).

Oui.

Vous allez bien ?... Moi, en ce moment, j’ai froid dans le dos & j’ai les oreilles trop chaudes. Oui.

A jeudi cher ami.

Bien à vous,

Erik Satie."

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La sculpture "Socrate " de Constantin Brancusi ....

 

Il est fort probable que la musique de Satie soit utilisée à des fins mercantiles et publicitaires ( elle nous convient si bien, aujourd'hui ...)

nous n'y pouvons rien...

j'aimerais me souvenir de sa manière de penser, de créer... pour moi, ce n'était pas de l'humour... il vivait et pensait comme ça ... librement ....

Il y a beaucoup à dire sur l'oeuvre de Brancusi ....

Si vous le pouvez, n'oubliez pas de visiter souvent son atelier (reconstitué) sur le parvis du centre Pompidou ... les sculptures ont besoin de temps pour s'imprègner dans nos mémoires ...

vendredi, 25 février 2011

la disparition ....

Le 1er juillet 1925, Erik Satie meurt sur son lit d’hôpital. L’anecdote la plus connue concernant Satie est probablement celle relative à ce que ses amis trouvèrent lorsque, à sa mort, ils pénétrèrent dans son studio d’Arcueil, auquel Satie refusait l’accès à quiconque.

Ils y trouvèrent deux pianos complètement désaccordés et attachés ensemble, remplis de correspondances non ouvertes (auxquelles il avait toutefois en partie répondu) et derrière lesquels ont été retrouvées un certain nombre de partitions jusqu’alors inédites, comme celle de Geneviève de Brabant qu’il pensait avoir perdue. Dans un placard, une collection de parapluies et de faux-cols. Et dans l’armoire, des costumes de velours gris identiques au sempiternel costume que Satie portait toujours : il les avait fait faire d’avance et en prenait un nouveau lorsque le précédent commençait à être trop usé.

L’état du studio révélait la pauvreté dans laquelle avait vécu Satie : ne pouvant vivre de ses talents de musicien, il ne se plaignait toutefois pas ou très peu. Quant à demander une aide financière à ses proches, c’était chose encore plus rare et plus difficile pour lui. Il n’allait pratiquement jamais demander de l’aide à ses amis, lui qui était pourtant très entouré.

Quelques rares proches se doutaient de sa situation, mais ce n’est qu’à sa mort, en découvrant l’appartement, qu’ils prirent conscience de la misère dans laquelle il vivait, misère qu’il surnommait « la petite fille aux grands yeux verts ».

 

ce texte provient de l'encyclopèdie libre bien connue : Wikipèdia ....

 

je pense souvent à lui ...

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le chemin ...


mercredi, 23 février 2011

Focale archaïque ...

c'est une sculpture qui n'existe plus .... son séjour dehors, à la pluie et au soleil lui fut fatal ...

encore un travail sur la gèomètrie ...

dans la deuxième photo, elle est accompagnée par "l'humain" qui lui, est bien à l'abri, à l'atelier ...

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mercredi, 16 février 2011

l'origine d'un monde ....

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vendredi, 11 février 2011

l'intèrieur des choses ...

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jeudi, 03 février 2011

le temps de l'oeuvre ...

le temps de l’œuvre appartient à son créateur
temps mémorable où les idées transparaissent

le temps du territoire privatif est une impasse bien réelle
la possibilité d’ubiquité virtuelle sera une voie meilleure
 
laisser les gérants de la rentabilité culturelle
s’empiffrer d’œuvres essentielles est une faiblesse

le premier maquis à prendre est bien celui de l’art
il faudra défendre l’implication artistique dans sa sincérité

ne pas oublier le combat à mener pour la liberté
il ne s’agit pas de déserter par paresse intellectuelle

la réalité cruelle existe quand nous lui offrons sa pitance
sans penser à l’existence d’un autre chemin à découvrir

les salaires honteux de l’organisation spectaculaire
proviennent de notre assiduité à ce monde tentaculaire  

la technologie doit nous aider sans nous entraver
la complexité technique n’apporte rien à l’humain

créer n’est pas ajouter une pierre de plus à un édifice instable
c’est peut être extraire de soi une émotion vers la transparence
 
ne pas servir l’inacceptable ou alors simplement par ignorance
apprendre est donc la solution pour rester le plus libre possible

et si nous pouvons apprendre des autres et avec les autres
le brouillard de la réalité imposée se dissipera doucement

il faut du temps et il y a un temps inaliénable et irréfutable
celui de l’imaginaire et de ses transformations psychiques

nous changeons au fur et à mesure que nous créons
le processus créatif n’est pas une mode spectaculaire

l’édifice se construit sur des bases nous appartenant
l’imaginaire décrié par le pouvoir devient solide et rassurant

 

 

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vendredi, 21 janvier 2011

les demeures d'Etienne Martin

 

Nous ne pouvons pas tout régler de nos vies créatrices par l’image.
Je veux dire en cela que nos existences mystérieuses et spirituelles ne sont pas destinées à n’être que des imageries numérisées.

Quelque chose se passe quand nous avons le loisir d’expérimenter l’espace autour d’une sculpture.
La vision de ce même objet sur une feuille de papier photo, sur un écran, n’a pas grand-chose à voir avec la réalité mystérieuse de l’artefact.

Parfois, « si la photo est bonne » comme le chantait Barbara…l’image de l’œuvre est magnifiée au point de paraître désuète au naturel, ce n’est qu’un objet … un objet entouré de mystères …

J’aimerais décrire l’impression de mystère profond et de communion naturelle souvent éprouvé avec l’œuvre sculptée d’Etienne Martin.

Nous savons l’imprégnation des souvenirs si intense dans les décisions créatives futures : l’influence qu’un artiste reconnu a sur un jeune homme aspirant à la création.

Mes souvenirs me font refaire le voyage dont le but avoué n’était qu’un aller retour ferroviaire pour voir et ressentir l’exposition des œuvres d’Etienne Martin à la chapelle de la Salpetrière… à Paris.

Là, plusieurs sculptures en bois, monumentales attendaient le visiteur.
Là, point besoin d’images pour servir à la compréhension du cycle des « demeures » cher au cœur de l’artiste …
Dans cet espace autrefois destiné à la prière le visiteur attentif pouvait côtoyer : « Opéra », « Soleil », « le mur miroir », « le passage » … si mes souvenirs sont bons …

Il y avait aussi cet homme petit, massif, barbu, les yeux rieurs.
J’ai tout de suite remarqué nos différences physiques : à ce moment de ma vie j’étais filiforme, trop grand, pas taillé pour la sculpture et d’une tristesse irrémédiable …
L’artiste confirmé s’est approché du jeune sculpteur que j’étais à l’époque…

Je n’ai pas su répondre à sa proposition amicale de discussion improvisée autour des bois taillés immenses… trop de timidité, pas assez de confiance en moi…trop de questionnements stériles à l’époque …
J’ai décliné son offre, poliment, prétextant un train à prendre …
Je l’ai pris mon train…à l’heure…quelques vingt plus tard, je me dis : « un train raté, dix de rattrapés ! » 

Plus tard, lors d’une exposition organisée par le F.L.A.C. dont le thème : « de toujours à maintenant » tournait autour de l’hommage à un artiste, il fut pour moi évident de parler de l’œuvre d’Etienne Martin.

Je ne suis pas un spécialiste du « décryptage » artistique ni un critique d’art ….simplement un sculpteur …  
Etienne Martin a bâti son œuvre : « les demeures »  sur l’univers de la maison de son enfance et sur cette idée, en quelque sorte du « paradis perdu ».

En fait, beaucoup de choses nous opposent : physiquement comme je le faisais remarquer…mais surtout, Etienne Martin s’est servi de son enfance pour « tracer » (un peu comme on trace une charpente) une œuvre à la fois mythologique et enracinée dans une matrice.

Pour ma part, mon enfance ne fut que déracinements successifs et incompréhensions face à un monde en pleine mutation, comme beaucoup d’entre nous.

Ma stabilité ne viendra que dans l’établissement de ma vie sur cette colline aux confins du Lot et du Quercy … c’est dans ce pays «  étranger » à ma naissance que j’ai construis ma « demeure » jusqu’au point d’y intégrer mes sculptures et d’essayer d’apprendre l’immobilité …

Ma stabilité et ma spiritualité ne fait que s’accroître avec mon vieillissement, tant apprécié par mes épaules fatiguées … 
Pour le jeune homme sans tradition, sans culture (ou si peu) et sans religion, il était salvateur de construire « Ar-KaïK system » même si cela pouvait paraître ridicule à ceux qui savaient d’où ils venaient. 
Je n’ai toujours pas de religion mais je laisse le mystère m’envahir sans crainte de l’inconnu…

Le point commun avec Etienne Martin, c’est sûrement l’utilisation du bois, du moins des arbres …entités vivantes que nous taillons pour faire aboutir nos mystères intimes …

D’ailleurs, si l’utilisation du bronze se révèle fort judicieuse pour certaines œuvres d’ Etienne Martin, d’abord sculptées en plâtre, je ne pense pas qu’il en soit de même pour les œuvres réalisées en taille directe sur des bois ayant chacun leurs histoires et leurs mystères …mais cela est une autre histoire…une sorte d’historique de la conservation des sculptures au fil du temps … (voir « le chantier de l’inutile «  sur ce blog et sa qualité en tant qu’œuvre éphémère) 
 
Voici donc quelques photos et quelques paroles de l’artiste extraites du livre/catalogue : « Etienne Martin, les demeures » édité par le centre Georges Pompidou à l’occasion d’une exposition en 1984.L’interet de ces documents réside dans la retranscription des paroles de l’artiste.

Si cet homme et son œuvre vous intriguent, vous trouverez bien mieux que moi des traces d’ Etienne Martin sur la toile, je voulais juste partager avec ceux qui passent ici, un souvenir de voyage…

Je voudrais aussi vous indiquer un travail très intéressant effectué par l’équipe de:" art et culture accessibles ..."un site très au point ...
Et en particulier un article sur une expo récente d’Etienne Martin…dont voici le lien :http://accessaccess.over-blog.com/
j'aimerais aussi vous faire partager le point de vue d'Arthémisia :

"Quant à la matière, le bronze confère aux objets une lourdeur que le bois ne leur donne pas. Le bronze "pose", "impose" et "pèse" aussi.
J'ai la sensation qu'il empêche aussi ainsi à l'objet de sortir de lui-même, le clôt sur lui-même en lui donnant une force particulière que le bois ne lui donne pas, quelque chose de tellurique, voire de chtonien. Peut-être aussi quelque chose de sombre, du domaine de l'intériorisation, du mental.

Quant au bois il est  avant tout quelque chose de vivant. On y voit la vie, les veines, le sang végétal.  Par le bois l'artiste prolonge l'organique, le palpitant, le monde en marche. C'est un élément apollinien, joyeux, positif, et de lumière. C'est du corps, du corporel."

j'aime beaucoup ce texte qui décrit bien l'importance de la matière utilisée en sculpture ...


voici l'adresse de son blog :

corpsetame.over-blog.com/

 


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lundi, 10 janvier 2011

oracles ....

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lundi, 27 décembre 2010

"Fatigue"

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Dans la collégiale du "Mas d'agenais "où il y a, par les hasards de l'histoire, un "Christ en croix' de Rembrandt ...et une belle lumière ....

 

mardi, 21 décembre 2010

inflorescences

 

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Inflorescences
Ce sont des petites pièces en marbre montées sur des socles en béton.
Des formes abstraites issues de l’observation de ces matériaux et d’une réflexion sur la beauté et la rudesse.
La beauté du marbre poli et la rudesse du béton, cet agglomérat de colle et de sable qui permet de mettre en valeur la forme taillée dans la pierre marbrière…


Les deux techniques utilisées sont aussi vieilles que l’esprit de la sculpture : la taille directe d’un matériau naturel et le moulage d’un élément composite …

J’ai nommé ce groupe « inflorescences » en pensant à l’éclosion des fleurs et à notre surprise et notre émerveillement devant leurs beautés et leurs ingéniosités …

 

mercredi, 15 décembre 2010

l'équilibre.... ( 1988... )

 

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Comme un funambule je travaillais sur « l’équilibre « … !

Cette sculpture est importante de par son implication dans le déroulement de mon activité de sculpteur. Elle représente un passage …
Souvent déjà, j’avais abandonné la représentation figurative …mais j’avais pris garde de laisser des formes humaines stylisées dans ces tentatives d’évasion …

A cette époque, je réfléchissais à la densité des matières, à leur utilisations possibles dans le respect de leurs structures …j’avais établi des tableaux comparatifs, des listes d’objets, des modes d’emploi concernant les matériaux que je voulais mettre en œuvre …j’essayais de me débarrasser du hasard et me soumettre à un ordonnancement de mon travail …

Ce fut difficile …
Ce sont des rites de passages et non point des épreuves… dans ces moments là, point de souffrance… une solitude étrange, un point de non retour dans les relations humaines, un isolement créatif et au bout du compte une force puisée à la source même des matériaux bruts …
C’est inexplicable et je m’entête à essayer de comprendre …

Peine perdue !

J’ai vécu cette sculpture pendant quinze jours terrestres. « L’équilibre » monopolisait mon corps, mes mains, mon cerveau …
J’ai fini par comprendre le monde minéral, son interaction avec ce matériau toujours vivant : le bois …. La couleur, distribuée sur le support sculpté est avant tout une matière : le pastel est vivant et je comprends d’un coup la « peinture », celle représentant des affects … je relisais des livres décrivant des univers artistiques avec une autre forme de perception ….des livres incompris jusqu'à lors ...
   
 Je mène une vie simple faite d’efforts intellectuels et physiques … je m’essaie à une honnêteté de « tous les jours » et ce quotidien me rend le monde humain  supportable … mes joies viennent de là : une force acquise par des moyens naturels d’observation et de compréhension …

C’est « ça «  l’équilibre !   

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triptyque désir .... (1986)

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   Là aussi, la pro gression est évidente…1985-86, pendant l’hiver où  il y eut tant de neige…

comment re-structurer  le corps humain?

Pour un sculpteur, c’est peut-être l’essentiel, tout comprendre par le corps, par sa représentation, par notre représentation  mentale, par ce qu’il en reste… dans nos souvenirs si simplistes…


A l’époque je sculptais des torses féminins très lisses …au début j’avais fait cela un peu comme une provocation, puis j'ai fini par comprendre : ces bustes féminins se vendaient bien ! même s’ils étaient outranciers parfois ….cela me permit de survivre quelques temps …

J’avais donc décidé de re-structurer l’espace de la sculpture et pour cela de changer ma méthode de travail : construire l’espace …ne plus le sculpter dans la masse …. Je pensais aussi à un univers surréaliste ….


Après plusieurs expositions où je compris définitivement que le public ne voyait en cette oeuvre qu’une expression sexuelle du corps de la femme, je pris la décision de ne plus l’exposer …et peu à peu je me dirigeais vers des sculptures plus abstraites …

J’offris « triptyque désir » à mon ami Jean-paul pour ses quarante ans … Lui, connaissait intuitivement la genèse de cette sculpture  ….

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mercredi, 01 décembre 2010

la mesure du temps ...

pour érik Satie ...

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la mesure du temps .....

pour Jackson Pollock

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la mesure du temps ........

pour Baselitz...

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